L’approche Montessori

L’approche Montessori

Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de démences apparentées ont besoin d’un accompagnement riche en stimulations cognitives régulières, d’échanges et de participation sociale ainsi que d’un entraînement fréquent pour réduire leurs difficultés à accomplir les actes de la vie quotidienne.

Le manque d’activités engendre souvent chez la personne, de l’apathie comme de l’anxiété ou de l’agitation.

L’objectif principal de l’approche Montessori est de permettre aux personnes accompagnées de recouvrer une certaine autonomie dans les gestes du quotidien pour associer dignité et plaisir.

Le concept

Première femme médecin en Italie, puis psychologue, anthropologue et philosophe, Maria Montessori a créé la méthode qui porte son nom en observant les enfants. Elle s’appuie sur les capacités sensorielles, physiques et intellectuelles de l’enfant pour permettre le développement de ses potentiels. Pour elle les conditions de réussite de cet épanouissement sont :

  • Le respect du rythme des particularités individuelles
  • L’éveil du lien aux autres.

Les concepts de Maria Montessori ont été transposés aux Etats-Unis et enrichis des connaissances apportées par les neurosciences ces vingt dernières années. En étudiant le rôle des amygdales cérébrales, groupes de neurones préservés jusque très tardivement chez les personnes atteintes de démence de type Alzheimer on constate que :

  • Si le cerveau rationnel est altéré le cerveau émotionnel fonctionne.
  • Si la mémoire déclarative est altérée, la mémoire procédurale fonctionne.

L’environnement des personnes est repensé afin qu’il soutienne les comportements et l’autonomie. Ainsi, en contournant les déficits et en s’appuyant sur les habiletés préservées, les personnes atteintes de troubles cognitifs peuvent réapprendre des gestes du quotidien, c’est alors notre regard qui change.

Nous empruntons la devise de Maria Montessori : « Aide-moi à faire seul »

Effets et Conséquences :

  • Réactivation de la capacité du lien social
  • Création du désir d’appartenance à une communauté de personnes
  • Participation aux activités de la vie quotidienne
  • Revalorisation et apaisement des familles
  • Réappropriation et réhumanisation de l’environnement
  • Changement de regard sur la maladie et les personnes